Les écoliers de Kabale-katambi.

Le 15 décembre 2018, nous nous sommes rendue à kabale-katambi, une localité située non loin de la ville de Goma au Nord-Kivu. C’était lors d’une visite dans une école de la place dénommée « Académie des Patriotes ».

La majorité de l’âge des écoliers variait entre 5 et 15 ans; remarquons déjà que 15 ans n’est pas un âge normal pour un écolier!

Cela est dû au fait qu’ils n’étudient pas chaque année, faute des moyens financiers et à côté de ce problème se rangent également tant d’autres dans leur quotidien, notamment, la malnutrition, l’instabilité, le manque des fournitures scolaires et beaucoup d’autres besoins primaires.

Parlant de l’instabilité, ces écoliers sont tous instables tant sur le plan social que sur le plan psychologique car plus ou moins 80 % de ces enfants sont orphélins soit d’un parent, soit de deux parents. Ce qui les affecte aussi psychologiquement étant donné qu’ils ont tous un passé assez troublant car au moins 70% d’entre eux ont fui les guerres de l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) et dont certains ont même perdu leurs parents à l’ocasion.

Nous avons eu à échanger avec ces enfants et le souhait qu’ils présentaient le plus était de voir leur condition de vie s’améliorer. Ainsi donc, nous devons avouer que la manière dont vivent ces enfants nous a attristée et s’il faudrait contribuer à l’amélioration de leur condition de vie, nous le ferons autant que nous le pourrons et cela devrait aussi intéperler toute personne souhaitant développer la jeunesse.

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De la problématique du genre à l’autonomisation de la femme.

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En 1977, deux ans après la proclamation de l’année internationale de la femme, il y eut une prise de conscience dans plusieurs communautés du monde, en vue de promouvoir les droits des femmes pour un monde plus juste et égalitaire.
Cette même année, les Nations unies ont adoptées une résolution qui invitait les pays à consacrer une journée pour la célébration de droits des femmes et de la paix internationale, le 8 mars fut ainsi choisi comme cette journée de reconnaissance dans nombreux pays. La femme, plus particulièrement la femme africaine a été marginalisée pendant plusieurs années d’où la problématique du genre.

La question du genre est-elle encore une priorité en RDC?
Le 20ème siècle a été marqué par les revendications des femmes en Amérique et en Europe. Cette journée du 08 mars rend également hommage à ces femmes qui se sont battues et dont le résultat est près de 100 ans de combat, de lutte pour aboutir à l’égalité, à la justice, à la paix et au développement mais aussi à des victoires.
C’est dépuis 1975 que l’Afrique commence à prendre aussi part à la célébration du 8 mars mais moi, personnellement, les années qui ont plus retenues mon attention ou soit je dirai, celles que j’ai célébré la journée internationale de droits des femmes sont les années 2015 et 2018.
En février 2015 à Addis Abeba, la ministre du genre, de la famille et de l’enfant a parlé de la problématique du genre en soulignant que le RDC a fait des progrès substantiels et affirma que l’intégration de la constitution de 2006 du principe de non-discrimination des femmes et de la prise en compte de la parité dans toutes les institutions nationales est l’un des progrès majeurs réalisés dans le domaine du genre en RDC.
De son côté aussi, Mme Thérèse Olenga, ministre provinciale du genre, ayant été abordée par la presse, affirma que « c’est la femme qui soutient le ménage à 80% à Kinshasa », affirmation qui me laisse toujours perplexe quant à ce qui concerne la contribution de l’homme dans le ménage.
La question de la parité hommes / femmes reste encore un défi à relever car il y a plusieurs contradictions dans cette matière et la RDC n’échappe pas à cette triste réalité. Toutefois, il est aussi important de souligner que les femmes assistent à un manque de soutien aux initiatives et actions dans leur potentiel politique qui reste un capital non encore exploité. La femme congolaise voudrait bien évoluer et s’épanouir mais elle rencontre malheureusement beaucoup de difficultés dans sa marche vers l’autonomisation, ce qui explique pourquoi le bilan de la protection de droits de la femme en RDC reste insuffisant.
Le 8 mars de cette année, un thème annuel a été publié:  » Investir dans la force productrice de la femme rurale« , thème qui ne passe pas très bien dans ma tête, prémierement, il me laisse penser d’une certaine manière que l’activité qu’effectue la femme rurale n’est pas premièrement un besoin propre à elle mais d’abord une ressource collective, je me demande si on pense d’abord à la femme ou à sa productivité? Et deuxièment, je ne vois pas comment on pourrait investir dans la femme rurale alors qu’elle n’est pas stable et si l’on pensait à d’autres femmes, cela poserait toujours problème parce qu’elles aussi ne sont pas encore correctement rétablies dans leurs droits. Alors, j’ai toujours pensé que la femme est un être humain au même titre que l’homme et que son autonomisation fait partie aussi de ses droits.

Encadrement des enfants vivant dans la rue.

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Ph, Jean-Cornelis Nlandu

En RDC, des nombreux enfants sont séparés de leurs parents pour une raison ou pour une autre, dont la majorité de leur âge varie entre 5 à 17 ans et se retrouvent dans la rue. Après des analyses, on a remarqué que ce phénomène croissait et devenait de plus en plus dangereux pour la société car cela entraînait des actes criminels, cas de «Maïbobo» à Goma au Nord-Kivu et de «Kuluna>> à Kinshasa.

En effet, les enfants ayant atteint la majorité d’âge mais qui demeurent encore dans la rue sont ceux-là qui ne savent pas où aller malgré leurs aptitudes à faire quelque chose ou à travailler. Cela, parce qu’ils sont rejetés par tout le monde.la famille, la société, les amis.

Parmi les raisons qui les poussent à se réfugier dans la rue, nous pouvons relever quelques unes:
la pauvreté, la séparation des parents, la mort d’un parent et la délinquance qui est un facteur criminel.Et à cause de tous ceux-ci, la population se voit déstabilisée, nos rues ne sont plus calmes. Mais ces enfants ne sont pas seulement un mal pour la société mais pour eux-mêmes aussi car ils sont exposés à de nombreux dangers.

Etant donné qu’ils ne dépendent que d’eux mêmes, ils se trouvent dans l’obligation de chercher de quoi se nourrir pour survivre malgré leur situation, c’est ainsi qu’ils se livrent à des activités qui les exposent au danger et dont certaines font à ce qu’ils soient en conflit avec la loi, notamment, l’usage illicite de drogue, le vol, la prostitution,…

Ils sont même livrés à des lourdes tâches qui ne leur rapportent presque rien et sont de fois considérés comme une main d’oeuvre gratuite

L’enfant étant un être vulnérable, la responsabilité de son encadrement incombe à toute la société. Prémièrement, à la famille qui est un cadre idéal pour son éducation de base, ensuite au gouvernement pour sa rééducation en cas de conflit avec la loi et des situations difficiles et enfin à tous les acteurs de la protection de l’enfant se basant sur au moins une loi à ce sujet parce qu’en RDC, plusieurs textes législatifs répondent au besoins de l’enfant exemple de loi 09/009 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant qui est même le principal texte législatif et spécial de la protection de l’enfant.

  • Par Pétrony Dibanzilua